Situation du e-learning
Les entreprises françaises sont encore peu utilisatrices de nouvelles technologies en formation. Seules 12% des entreprises utilisent Internet et 22% l'Intranet pour la formation. C'est ce qui ressort d'une étude effectuée par Arthur Andersen sur le
e-learning, auprès de 74 entreprises. Huit d'entre elles ont mis en place des solutions faisant appel au e-learning, le plus souvent dans le domaine de l'informatique ou des langues. Le e-learning est considéré par les entreprises comme adapté à des problématiques générales alors que leurs besoins portent sur des formations spécifiques. Les autres raisons évoquées expliquant cette non-utilisation des nouvelles technologies sont le manque d'information (72%), la culture d'entreprise (70%), une mauvaise maîtrise des NTIC (63%), ou le coût (60%). Mais, le CD-ROM prend ses marques dans l'entreprise où il est connu et utilisé dans 30 % des cas. En France, le e-learning devrait représenter 12% des dépenses de formation en 2002, pour 2% en 1998. Aux Etats-Unis, il représente 60% de dépenses de formations pour atteindre 10 milliards de dollars en 2002, et est utilisé par 92% des entreprises. Selon Pascal Deborbes, directeur associé chez Arthur Andersen, trois leviers rendent efficaces une solution e-learning : "des séminaires de sensibilisation, des bases d'information et le coaching".
Mais il faut être clair, ces chiffres reflètent davantage l'inconsistance provisoire du marché du e-learning, la confusion - technique et conceptuelle - dans laquelle il est en train d'émerger, et les résistances culturelles qu'il rencontre à différents niveaux plutôt qu'un véritable choix politique de la part des entreprises.
Il est certain que le marché va se structurer dans un proche avenir, que les produits vont s'élaborer de manière plus convaincante et que cette réalité nouvelle va passer dans les mœurs. Les gains potentiels qu'elle permet, tant sur le plan économique que sur le plan opérationnel, sont trop importants. Et de fait, les projets et réalisations fleurissent, venant d'initiatives purement privées ou soutenus par l'Union Européenne, qui collabore à leur financement de façon significative.
Nous nous proposons donc, dans un premier temps, de "débroussailler le terrain", de permettre aux DRH et aux responsables de la formation de s'y retrouver plus clairement et de voir venir ce nouvel outil avec la lucidité et la prudence politique qui lui convient.
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